Par Sanae Saadaoui

Trouver son étincelle ! Hum, ça vous parle ? Vous voulez savoir comment ?

Je suis tombée sur cette conférence de Simon Sinek super inspirante. Un cocktail d’idées pour ceux qui veulent vivre et faire du business autrement. Une conférence pour ceux qui sont à la recherche de leur étincelle.

Je me suis dit, je dois absolument la partager avec vous. J’ai donc réalisé ce post qui résume les idées principales de la conférence pour vous. J’y ai ajouté mes commentaires et quelques idées personnelles qui me semblent apporter un plus dans cette quête.

Pourquoi ces aborder ces thématiques dans ce blog ?

  • bon mindset = 80% du succès
  • bon mindset orienté innovation = plus de 80% de succès d’un projet innovant (technologique/digital)
  • leadership = un des piliers des projets digitaux

Qui est Simon Sinek ?

C’est un des conférencier et spécialiste du leadership le plus connu et reconnu à travers le monde. Personnellement, c’est son avec livre « Start with Why » et son TEDx Talk « Start with the why » que j’ai fait sa connaissance.

Un livre et un Ted Talk qui m’ont fortement inspiré et poussé à revoir ma manière de penser, d’être et de travailler. Commencer par le Why pour donner un sens à ce qu’on fait, personne ou entreprise, est le secret de la réussite de Apple par exemple.

J’ai élaboré mon approche d’accompagnement business dans on activité IT as ART et de business coaching sur le principe de Why. Chaque activité est filtrée par le why.

Le why est la clé du marketing moderne. C’est, l’ingrédient essentiel pour attirer les nouvelles générations, clients ou collaborateurs. Le Why est abordé dans un autre post.

Dans ce post, nous allons découvrir les ingrédients de Simon Sinek pour nous aider à trouver ou donner vie à notre étincelle.

Alors comment trouver votre étincelle ?

Suivez les cinq règles de Simon Sinek !

Règle #1 – Aller chercher les choses que vous voulez  

Êtes-vous prêt à faire le nécessaire pour aller chercher les choses qui vous tiennent à cœur ? Êtes-vous prêt à « briser les règles » pour aller chercher les choses que vous voulez vraiment ?

Pour Simon Sinek, il y a deux types de personnes. Celles qui voient les choses qu’elles veulent, et celles qui voient les obstacles qui les empêchent d’aller vers les choses qu’elles veulent.

Simon Sinek l’illustre simplement et clairement à travers une histoire qu’il a vécu avec un de ses amis. Cela s’est passé à Central Park où ils participaient à une course. Des Beguels étaient offert gratuitement aux coureurs à la fin de la course. Un Beghel gratuit, miam miam ! Bien entendu, une longue file de coureurs s’était formée devant le stand aux Beguels.

L’ami de Simon Sinek adorait les Beguels. Seulement, il trouvait la file trop longue et a préféré abandonner. Par contre, Simon Sinek, voulait son Beguel gratuit et ne voulait pas attendre non plus et faire la file. Il se glissa entre deux personnes dans la file et pris son Beguel. Pourquoi faire la file et attendre comme tout le monde ?

Pourquoi ne pas trouver un autre moyen d’y arriver ? Pourquoi ne pas briser les règles quand elles vous empêchent de réaliser votre objectif ? La seule chose à laquelle il faut être attentif, c’est de ne pas empêcher les autres d’aller chercher ce que eux ils veulent.

Ce dont nous parle Simon Sinek ici, n’est autre que le mindset de réussite, le mindset orienté innovation. Un mindset nécessaire au business du XXIè siècle. Innover c’est d’abord apprendre à réfléchir autrement, « out of the box ». Apprendre à faire différemment les choses. Et le meilleur moyen pour y arriver est d’ouvrir les yeux et d’observer ce qui se passe autour, sortir de ses habitudes et découvrir de nouveaux mondes/marchés/personnes/etc.

Concrètement, comment acquérir ce mindset ? Comment apprendre à briser les règles ? Où trouver des sources d’inspiration ?

Se poser les bonnes questions est un bon moyen. Se demander comment vous pouvez faire autrement ? Comment les autres font ? Les autres dans le même secteur, dans un secteur différent, dans un pays différent,  une culture différente…

Inspirez-vous de la nature, des gens.

Mettez-vous dans le rôle de quelqu’un d’autre et demandez-vous comment il ferait lui ? Demandez aux autres comment feraient-ils dans des conditions similaires ?

Pensez aussi à demander aux jeunes générations comment ils le feront, eux !

Demandez-vous pourquoi faites-vous cette chose de cette façon et non pas d’une autre façon ? Est-ce que parce qu’on a prouvé que c’est la façon optimale de faire ? Ou est-ce tout simplement par habitude ? Ou encore, parce que les autres le font de cette façon ? Vous serez étonnés de voir le nombre de choses qu’on fait par habitude et sans aucune raison claire ou objective. Et cela est vrai pour les choses de la vie comme pour le business.

Et c’est ce qui rend le changent difficile, même si c’est pour un bien. Je l’ai vécu des centaines de fois dans les projets informatiques/technologiques sur lesquels j’ai travaillé. La même résistance, quel que soit le milieu ou le métier.

En tant que leader, il vous faudra très vite acquérir cette compétence. Être prêt à abandonner des règles mêmes celles qui ont très bien fonctionné par le passé. Celles qui vont apporté votre succès. Car le nouveau monde digital impose de nouvelles règles. Être prêt à les adopter et laisser tomber les autres est un des challenges que les leaders doivent relever pour jouer ave succès dans le nouveau monde.

Alors, expérimentez, testez de nouvelles méthodes, approches, outils, … Amusez-vous. Prenez-le comme un défi. Brisez les règles et réalisez vos rêves !

#2- Parfois vous êtes le problème

Remettre la faute sur les autres au lieu d’assumer ses propres responsabilités dans ce qui arrive. C’est tellement plus facile ! Refuser de voir ses erreurs, de comprendre de ces erreurs nous empêche d’avancer et de progresser. On se fait du mal sans nous rendre compte. Mais, parfois, les conséquences peuvent être très grave et dépasser notre personne.

Simon Sinek nous le démontre avec un exemple qui vient du 18ième siècle. Un mal inconnu, emportait les femmes qui accouchaient, dans les 48 heures. Dans certains hôpitaux, le taux de mortalité atteignait les 70%. Une situation terrible à laquelle les médecins essayaient de trouver une explication scientifique.

Un certain Dr Oliver Wendell Holmes,  réalisa que les médecins qui pratiquaient les autopsies le matin sur les femmes décédées, accouchaient les femmes dans  l’après-midi, sans laver leurs mains!  

Il est fou ce Dr Holmes. Dire que les médecins, ces nobles scientifiques qui font tout pour sauver les gens, sont responsables de ce mal. C’est juste un non-sens, du n’importe quoi… Bien sûr, personne ne l’écouta et les mortes continuèrent à s’entasser pendant 30 ans encore.

Et un jour,  un autre médecin découvrit qu’en lavant les mains, les décès étaient évités. La stérilisation voit le jour. Mais quel gâchis, quelles pertes humaines avant d’accepter tout simplement de remettre en question une pratique.  Heureusement, ce n’est pas toujours aussi grave.

Est-ce lié à notre peur de l’échec ? Ou est-ce la peur de ce que penseront les autres ? Est-ce la peur de déplaire ? C’est probablement un mélange de plusieurs facteurs.

Accepter notre responsabilité dans les échecs c’est le premier pas pour grandir. Car c’est quoi la réussite ? J’aime bien cette citation de Winston Churchill :

«Le succès, c’est se promener d’échec en échec tout en restant motivé. ».

Winston CHurchill

Et pour la peur de déplaire, j’aime cette citation :

« Je ne connais pas le secret du succès, mais la clé de l’échec est de tenter de plaire à tout le monde. ».

Bill Crosby

Nos erreurs ne sont pas nous. Faire des erreurs ne diminue pas notre valeur en tant que personne. Ma devise est : Oser, tester, améliorer et grandir !

Je ne fais pas exception. A plusieurs reprises, il m’a fallu du temps avant de voir ma part de  responsabilité. Mais j’ai appris à gérer et faire autrement. J’ai mis en place une petite technique. Chaque fois que je suis dans une situation difficile, je fais une rapide rétrospective pour comprendre les causes et surtout définir ma part de responsabilité, et de manière objective. C’est une version simplifiée de la technique de Rétrospective de Projets, utilisée en gestion de projet et issue du monde agile. Vous pouvez découvrir la technique complète ici.

La technique est simple. Dans chaque situation/projet, il y a des choses positives et des choses négatives :

  • Commencez par dresser une liste de points positifs (au moins 3).
  • Ensuite faites de même avec les points négatifs.
  • Pour chaque point identifié, essayez de voir qu’est ce qui a mené à ce point/situation, et de remonter en arrière jusqu’à identifier la raison de départ. C’est ce qu’on appelle réaliser une « root cause analysis ».

Pourquoi la technique fonctionne ? Car c’est une façon simple d’apprendre de vos échecs et de capitaliser sur les points positifs. Faites-le aussi avec vos équipes/partenaires, c’est très puissant comme technique. On règle ensemble les problèmes et on passe à autre chose.

Néanmoins, nous sommes les pires conseillers de nous-mêmes. Il est  parfois plus sage de faire appel à un coach pour vous aider à réaliser cette analyse. Se faire coacher est une des habitudes de ceux qui réussissent. Et cela dans tous les domaines, sports, business, politique etc. C’est la meilleur façon de gagner du temps et d’aller à l’essentiel pour avancer.

Personnellement, ma façon de faire, d’être et les forces qui me forgent aujourd’hui, je les en partie acquis grâce à des coachs.

#3 Prendre soin les uns des autres

Pour Simon Sinek, apprendre et pratiquer l’aide des autres est la compétence qui a le plus de valeur dans nos vies.

Pour lui, ceux qui réussissent sont ceux qui trouvent l’énergie et la force au fond d’eux-mêmes pour aider ceux dans le besoin. Trouver de l’énergie même lorsqu’ils sont au plus bas de leurs réserves.

Pour Simon Sinek, le vrai leadership n’est pas  d’être le plus fort, le plus intelligent ou le plus rapide. Mais d’être fort dans la façon d’aider ceux qui vous entourent. Pour lui, le monde est complexe et croire qu’on peut réussir et trouver son étincelle seul est un leurre.

Nous avons besoin les uns des autres. Aujourd’hui nous aidons, demain nous aurons besoin des autres. Et apprendre à aider et aussi apprendre à demander de l’aide quand on en a besoin.

Dire qu’on est perdu, qu’on a peur, qu’on stagne ou qu’on ne sait plus quoi faire, est parfois perçu comme une faiblesse (de nouveau cette hantise d’échec). Pourtant, comme dit Simon Sinek, on est souvent surpris de voir les personnes autour de nous prêtes à nous aider. Les gens vous aiderons car vous les avez déjà beaucoup aidé.

J’aimerai ajouter trois commentaires à cette règle de Simon Sinek :

  • Apprendre à dire les choses et à les exprimer clairement : On pense  souvent que les gens qui nous connaissent bien, savent ce que nous pensons. C’est une hypothèse fausse. C’est une fausse croyance qui mène souvent à des difficultés dans les relations humaines. Vous êtes seul à savoir exactement ce que vous avez dans votre esprit. Si vous ne l’exprimez pas clairement, vous ne serez pas compris pleinement.
  • Ne pas hésiter à encourager les autres à exprimer leurs problèmes/besoins. C’est une clé du succès les plus importantes dans les projets et le business.
  • Aider les autres d’abord, c’est aussi une des bases du marketing moderne. C’est apporter de la valeur à vos prospects/clients avant de leur vendre quoi que ce soit.  C’est dire adieu à la publicité intrusive (Marketing Permission de Seth Godin, le gourou du marketing).
  • En tant que leader, aider vos collaborateurs à devenir des leaders

#4 Apprendre à être le dernier à parler

Vous vous êtes déjà demandé pourquoi certains leaders nous inspirent et nous donnent des ailes ? Qu’est ce qui fait un grand leader comme Nelson Mandela?

Simon Sinek rapporte l’histoire de Nelson Mandela à qui on a demandé comment il était devenu ce grand leader reconnu par la terre entière.

Nelson Mandela répond en racontant son histoire. Il était le fils d’un chef de tribu. Il accompagnait son père aux réunions des sages de leur tribu. De ces réunions, il a  retenu deux choses importantes qui l’ont aidé à devenir ce leader incontestable :

  • A chaque réunion, les personnes s’asseyaient en cercle
  • Son père, le chef, était toujours le dernier à parler.

Pour Simon Sinek, le fait de retenir son opinion jusqu’à la fin apporte deux bénéfices énormes :

  • Cela donne à chacun l’impression d’être réellement écouté et qu’il a vraiment participé à la décision. Ne serait-ce pas du managent participatif ?
  • En tant que leader, vous savez exactement ce que les autres pensent et pouvez exprimer votre opinion de manière plus constructive.

Retenir son opinion jusqu’à la fin n’est ni évident ni simple. Attendre jusqu’au bout sans hocher la tête pour dire qu’on est d’accord ou non. Poser seulement les questions qui permettent de mieux comprendre ce que l’autre veut exprimer.  Cela demande de la pratique et c’est ce qui construit un grand leader.

Être le dernier à parler ne concerne pas uniquement des réunions. C’est aussi le cas quand vous parlez à vos clients, à vos collègues, à vos partenaires ou à vos amis…

#5 Humilité et gratitude

La position et la notoriété apportent des avantages et privilèges. Les portes s’ouvrent plus facilement, des places VIP vous sont réservés, des chauffeurs qui vous attendent,… Les gens vous traitent différemment et font attention à vos plus petits désirs.

Pour Simon Sinek, il faut accepter ces privilèges et en profiter. Seulement, ne jamais oublier deux choses fondamentales :

  • Être reconnaissant pour ce que vous avez reçu.
  • Rester humble et ne jamais oublier que ces choses ne sont pas pour vous mais pour la position que vous avez acquise.

Simon Sinek raconte l’histoire d’un ex-sous-secrétaire à la défense américaine qui fait une parenthèse lors de son speach à une conférence : Il rappelle, que l’an passé, il était encore sous-secrétaire à la défense, et dans le cadre de sa fonction, il a voyagé en classe business, une voiture avec chauffeur l’attendait à l’aéroport, un responsable l’accueillait à l’hôtel, avant la conférence il était installé dans le salon VIP où on lui avait servi du café dans une tasse en porcelaine. Cette année, il n’est plus sous-secrétaire, il a voyagé comme tout le monde, il a pris sa valise tout seul, a pris le taxi pour aller à l’hôtel et pour venir à la conférence et quand il a demandé du café, on lui a montré la machine à café avec des gobelets. Il conclut son speech en disant que ce qu’il a appris, c’est que la tasse en porcelaine n’était pas pour lui, c‘était pour sa position. Lui , il méritait seulement le gobelet !

Quelle leçon d’humilité !

Pour moi, être humble c’est aussi se donner l’opportunité pour avancer, grandir et faire les choix qui sont alignés sur ce que nous sommes réellement.

Combien de personnes autour de vous sont malheureux dans leur job et le gardent de peur de perdre les privilèges qu’il apporte ?

Combien de personnes ne courent pas réaliser leur rêves car cela demande de laisser tomber la position après laquelle ils ont couru toute leur carrière ? 

Êtes-vous sûr d’être à l’abri des surprises de la vie ? Personne ne peut l’être.

Heureusement, ces choses-là ne font pas de nous ce que nous sommes.  Elles nous facilitent la vie. Mais, elles viennent et partent. Mais ce que nous sommes, ce que nous avons acquis, nos connaissances, compétences, qualités humaines, relations, restent en nous.

Apprécier les cadeaux de la vie et être prêt à les lâcher quand c’est nécessaire nous ouvre les portes de la sérénité.

L’humilité et la reconnaissance s’apprennent et se pratiquent. Par des petites choses au quotidien. Faites un petit bilan de votre journée. Notez toutes ces petites ou grandes choses qui vous ont apporté de la joie. Soyez heureux et reconnaissant de les avoirs eus/vécus.

Dites merci à vos amis, vos collègues, vos employés. C’est un petit mot magique qui transforme les relations. Attention, s’il est sincère ! Car, sachez que les robots humanoïdes intelligents sont capables d’imiter nos émotions. Une étude a montré que les gens préfèrent le merci avec sourire du robot, à celui d’un humain qui n’est pas sincère. Les robots peuvent imiter nos sourires, exprimer de la tristesse sur leur visage, mais leur niveau d’intelligence émotionnelle est juste ZERO. Montrer de l’empathie est une réaction humaine qui relie deux personnes que les robots ne sont pas capable d’imiter (pas encore!). L’empathie fait appel à des zones de cerveaux très complexes et impossible à transcrire aux robots, comme l’étude l’a montré l’étude de Rebecca Sax, une neuro-scientifique du MIT.

Vous pouvez découvrir la vidéo (en anglais) complète de Simon Sinek ici.

Sanae Saadaoui

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