L’usine du futur n’aura que deux employés, un homme et un chien. L’homme sera là pour nourrir le chien. Le chien sera là pour empêcher l’homme de toucher aux machines.

Warren G. Bennis

Vous avez dit révolution technologique ? Enfin, oui le monde change mais parler de révolution ça fait peur …

Et oui, c’est bien une révolution technologique et la quatrième révolution humaine. Pour ceux qui en doutaient, la crise sanitaire covid-19 remet la révolution au centre et l’accélère. Nous avons probablement fait un bon de 5 ans en avant.

Les business se sont réveillé devant un fait effrayant: Le digital est incontournable et le « dawinisme digital » est une réalité.

La gestion de la crise sanitaire covid-19 est une belle illustration de ce nouveau monde. Des technologies pour aider à stopper la propagation ou trouver des solutions pour sortir du confinement, accélérer les recherches pour trouver des médicaments ou d’autres solutions comme j’explique dans cet article. N’oubliez as que derrière chaque exemple se cache un nouveau business.

La crise covid-19, une belle opportunité pour se transformer

Il y aura un avant covid-19 et un après covid-19!

Un slogan repris un peu partout.

Cela traduit un espoir. L’espoir de transformer cette crise en une belle opportunité pour réinventer notre façon de travailler, de manager, de vivre, de consommer et de respecter notre Terre mère. Mettre l’humain avant le profit. Orienté-humain et profit ne sont pas antagonistes. De nombreuses études montrent que quand les gens vont bien, le business va bien et les profits sont au RV.

Personnellement, je pense que c’est une nécessité de survie pour nos entreprises, nos sociétés et notre civilisation. Cela fait quelques temps déjà que je parle de la nécessité de se réinventer et réinventer le business. Bien avant la crise. Une nécessité pour faire face à la révolution technologique. Pour certains, c’était simplement une façon de dire joliment les choses. Pour d’autres, il ne voyaient pas l’urgence. Le covid-19 vient simplement accélérer cette urgence et montrer les vulnérabilités.

Toute cette solidarité, ces collaborations entre scientifiques, citoyens, entreprises est vraiment un espoir pour faire mieux. Mais que restera-t-il après la fin de la crise ? Saurons nous rester vigilants et dans cette dynamique de changement positive ? La volonté et l’envie de changer sont sources de motivation pour entamer le changement. Hélas, ce n’est pas suffisant. Il faut des objectifs clairs, des stratégies et roadmaps claires pour y arriver. Autrement, on risque de se perdre en chemin et de perdre cette motivation.

Comment la crise covid-19 accélère les risques de dérives technologiques ?

Avant la crise covid-19, une méfiance vi-à-vis des technologies, de leurs impacts négatifs, sur nos jobs, nos vies et surtout notre vie privée était bien visible. Un méfiance aussi vis-à-vis des grosses boites technologiques, Google, Apple, et autres. Pourtant, on a l’impression qu’avec cette crise, ces questions semblent moins prioritaires.

Les technologies bien utilisées sont des outils formidables pour faciliter nos vies, améliorer notre santé, faire à notre place les tâches difficiles, nous offrir plus de temps pour nos familles, nos amis, nos passions. Mais, attention aux mauvaises utilisations, mauvais choix technologiques, politiques et stratégiques qui peuvent mener à de désastres et des situations pénibles. Les technologies fonctionnent comme des loupes super-grossissantes. Le négatif comme le positif sont démultipliés intensément.

Voici quelques éléments de réflexion sur les risque liés aux technologies suite à la crise sanitaire du covid-19:

  1. Le choix d’une technologie n’est jamais anodin. L’exemple du logiciel Zoom pour communiquer et échanger lors de cette crise est très parlant. Un outil facile, simple et à la porté de tous. La majorité des citoyens et entreprises utilisent la version gratuite. Zoom a d’ailleurs étendu cette version gratuite pour être plus attrayant (plus de limite des 40 minutes pour une conférence avec 3 personnes ou plus). D’ailleurs, le nombre de téléchargement de Zoom a été multiplié par 4 et sa valorisation a dépassé celle de Uber. Zoom est utilisé même par Boris Jonhson. Qu’est ce qui cloche dans cette belle image ? Plusieurs choses. Des défaillances au niveau de la sécurité, surtout quand c’est utiliser à un niveau aussi stratégique que celui de Boris Jonhson. Les problématiques liées à la vie privée. Le gratuit est illusoire, il faut donner quelque chose en échange et ce sont vos données privées. Zoom a été critiqué pour sa non transparence vis-à-vis de la protection des données privées et du GDPR. Le CEO, Eric S. Yuan a dû présenté ses excuses pour tous les problèmes de sécurité rencontrés par les utilisateurs de Zoom. Je n’ai rien contre Zoom, je l’utilise et je le trouve vraiment pratique. Zoom a été dépassé par son succès! Mais, il faut être conscient des enjeux. La crise covid-19 est une aubaine pour les hackers, les pirates et la cyber-criminalité. Les entreprises et les citoyens ne sont pas toujours conscients de la dangerosité de ces attaques et de leurs fréquences.
  2. Le risque de détourner les technologies au nom de la crise sanitaire pour diminuer les libertés et augmenter les contrôles sur les citoyens est une réalité. La Chine qui trace par géolocalisation ses citoyens pour savoir qui est contaminé ou non. En plus de savoir où se trouve à chaque moment le citoyen grâce à la géolocalisation, les données sont aussi transmises à la police par exemple. Sans oublier, l’utilisation intrusive et massive des caméra de surveillance, déjà de mise avant la crise covid-19. Ou encore en Russie et comment le pouvoir augmente son contrôle grâce aux technologies, en particulier la reconnaissance faciale, et sous prétexte d’arrêter la propagation de la pandémie. La problématique n’est pas spécifique aux pays dit autoritaires. La France, comme dit plus haut, est en train de réfléchir à une solution pour sortir du confinement par l’utilisation, par exemple de la solution StopCovid. La question qui me semble pertinente est la suivante : jusque quel point sommes nous prêts à laisser une partie de nos libertés contre un retour à la « normalité » ? Autrement dit, si la crise continue et qu’une solution médicale n’est pas trouvée (médicaments ou vaccin) et que le risque d’une nouvelle pandémie est réelle et potentiel dans les mois ou les années qui viennent, serons nous d’accord pour être tracés, surveillés ? La situation n’est pas nouvelle et nous l’avons déjà rencontrée dans la gestion du terrorisme, surtout après le 11 septembre aux USA.
  3. La crise sanitaire a mis en avant combien nous sommes dans un monde global et surtout dépendant de la Chine et de ses usines. Re-localiser les entreprises pour ne plus être vulnérables devient une évidence. Est ce possible ? Si les entreprises ont délocalisé leurs usines c’est pour réduire les coûts. L’industrie 4.0 et l’automatisation des usines justement permet de diminuer drastiquement les coûts de production. Avec l’industrie 4.0 nous allons (doucement ?) vers une re-localisation des usines. Seulement, ce qu’on oublie, c’est que l’industrie 4.0 ou l’usine 4.0 est une usine qui tourne avec très peu de personnes. Des robots, des machines, des technologies diverses (3D, IA, IoT,…) qui communiquent entres elles et exécutent tous les processus et jobs de manière automatique. L’être humain sera présent surtout pour surveiller que tout se déroule bien et n’aura pas grand chose à faire. Cette crise sanitaire risque d’accélérer l’adoption d’une telle solution. Car encore une fois, les machines ne dorment pas, ne mangent pas , ne tombent pas malade et travaillent 7/7 et 24/24 !

Pourquoi ne pas commencer aujourd’hui à créer un futur meilleur ?

The best way to predict the future, is to create it.

Peter Drucker

Que ferons nous lorsque les machines feront quasiment tout à notre place ? C’est aujourd’hui que nous devons y penser et construire un futur meilleur pour tous. C’est pourquoi l’humain doit être au centre. C’est aussi la responsabilité de chacun de nous, de comprendre ce qui se passe, de réfléchir vers quoi on veut aller, de trouver un sens à nos vies, nos business, nos entreprises, nos sociétés, … Les technologies nous forcent à nous recentrer sur notre humanité. N’est-ce pas un cadeau ?

N’attendons pas une nouvelle crise pour se poser les bonnes questions. Soyons créatifs, innovants. C’est notre force. Pourquoi ne pas se projeter dans des futurs possibles proches ou lointains ? Les imaginer, les construire et les façonner.

Le temps est la ressource la plus rare sur cette terre. Il est limité pour chacun de nous. Les technologies nous libèrent du temps. Si demain vous ne devriez travailler que 2 ou 3 heures par jour et que vos revenus financiers sont assurés, que feriez-vous du reste de votre temps ? C’est un point de départ pour penser le futur. Et c’est une question pas évidente pour beaucoup de personnes. Le travail, dans sa forme actuelle, est central à nos vies et c’est ce qui lui donne un sens.

Je vous remercie d’avoir lu cet article jusqu’au bout. N’hésitez pas à partager votre avis, votre vision des choses ou vos commentaires. Construire ensemble commence par nous écouter les uns les autres dans le respect et l’authenticité.

Sanae Saadaoui

Votre guide pour ré-inventer et enchanter votre business (et votre vie !).

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